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Actualités de l'association
Mercredi 25 mars à l'Uni Mail
En collaboration avec la section universitaire de l'Association des juristes progressistes (AJP-Uni), nous avons lancé le premier événement d'une potentielle série sur le thème du droit d'asile.
Cette initiative vise à créer un espace complémentaire de réflexion et d'échange autour d'un domaine qui occupe une place importante dans la pratique juridique contemporaine, mais qui reste malheureusement largement absent de l'offre académique de l'Université de Genève. Nous souhaitons offrir aux étudiant·e·s l'opportunité d'entendre une perspective académique tout comme celle des professionnel·le·s de terrain, afin d'approfondir la compréhension des enjeux actuels liés à l'asile.
Le bilan de cette première séance
La table ronde — animée par Marc Baumgartner et enrichie par les expertes Sophia Amazzough, Catalina Mendoza et Linda Christen — a permis d'établir le bilan de la nouvelle loi sur l'asile, sept ans après son entrée en vigueur en 2019.
L'intervention principale de la professeure Cesla Amarelle a décrit cette réforme comme un compromis politique entre l'accélération des procédures pour réduire les coûts et le maintien des garanties constitutionnelles. Cependant, les praticien·ne·s constatent que cette accélération se fait souvent au détriment de la qualité de l'instruction des faits, créant un déséquilibre où la machine administrative prime sur l'analyse individuelle des dossiers complexes.
En conclusion
Le débat a révélé des disparités majeures dans l'application de la loi. En effet, si la procédure étendue offre un temps de réflexion permettant un lien de confiance et une protection juridique effective, les procédures accélérées, et notamment la nouvelle procédure « 24 heures », posent des risques critiques de non-respect des droits fondamentaux. Les intervenantes soulignent que la tendance à l'accélération excessive fragilise la capacité du système à garantir l'accès à une procédure équitable. Nous espérons que cette discussion n'est que la première d'une longue série, et que ces échanges continueront à nourrir une réflexion collective essentielle pour la défense des droits fondamentaux.

